Le DPE à Cannes

Mis à jour : septembre 2026

En bref

Sur les 37 119 DPE cannois publiés, 34,7 % classent les menuiseries « insuffisantes », contre 15,2 % au niveau national. Plus du double.

Sur un parc dont 93,3 % est constitué d'appartements et où le loyer d'annonce atteint 22,80 € le mètre carré.

Comparer 3 devis gratuits

Le poste qui distingue Cannes

Un DPE additionne des déperditions, et le poids de chaque poste varie fortement d'une ville à l'autre. À Cannes, la menuiserie ressort avec une netteté rare.

34,7 % des diagnostics la classent « insuffisante », soit plus du double de la moyenne nationale. Seule Antibes, voisine immédiate, atteint un niveau comparable. Le voisinage géographique dit déjà quelque chose de la cause.

Ce que la résidence secondaire explique

Un logement occupé quelques semaines par an ne pousse pas son propriétaire à remplacer ses fenêtres. L'inconfort d'hiver ne se vit pas, et la facture de chauffage reste marginale.

Les menuiseries d'origine restent donc en place bien plus longtemps qu'en résidence principale. Le sujet est développé sur les pages consacrées à la résidence secondaire et au meublé de tourisme, deux régimes très présents ici.

Un enjeu qui se chiffre en loyer

Le loyer d'annonce observé à Cannes atteint 22,80 € le mètre carré pour un appartement d'une à deux pièces, le niveau le plus élevé de tous nos relevés hors Île-de-France.

Sur 40 m², cela représente environ 910 € par mois, soit près de 11 000 € par an. Un logement écarté de la location, ou vendu avec une lettre dégradée faute de justificatifs, coûte donc ici davantage que presque partout ailleurs.

Et pourtant, un parc bien classé

13,3 % des logements cannois sont classés A ou B, 49,5 % en C, et 3,6 % seulement en F ou G.

La contradiction n'est qu'apparente : le calcul du DPE corrige la consommation selon la zone climatique, et la saison de chauffe retenue sur le littoral azuréen est courte. Une enveloppe médiocre y produit peu de déperditions comptabilisées, comme l'analyse la page classes du DPE.

Ici, l'ancien fait pire que l'après-guerre

Les 5 870 logements cannois antérieurs à 1948 affichent 89,2 % de murs notés « insuffisants », contre 83,6 % pour les 16 344 logements de la période 1948-1974.

Ce renversement, que nous observons ailleurs uniquement en Alsace, s'accompagne ici d'une cohorte d'après-guerre considérable : seize mille logements, soit 44 % du parc, bâtis pendant l'expansion balnéaire.

La bascule intervient tard

Les 5 546 logements de la période 1989-2000 se situent encore à 29,7 %, un niveau élevé pour cette génération. Il faut attendre 2006-2012, à 9,5 %, et l'après-2013, à 8,7 %, pour retrouver les valeurs habituelles du bâti récent.

L'arrêté du 5 avril 1988 a bien produit son effet, mais l'amélioration s'est étalée plus longtemps qu'ailleurs. Une réserve s'impose toutefois sur ces comparaisons, les tables forfaitaires du calcul dépendant de l'époque de construction déclarée.

Ce que le calcul retient sans preuve

La visite reste non intrusive : rien n'est déposé, rien n'est sondé. Le professionnel note ce qui se voit et interroge le propriétaire.

Sans réponse documentée, une valeur forfaitaire prend le relais, choisie pour ne jamais surestimer la performance : 2,5 W/(m².K) pour un mur d'isolation indéterminée. Sur les menuiseries, le même principe s'applique : un double vitrage non documenté peut être traité moins favorablement qu'il ne le mérite.

La facture de menuiserie, pièce clé ici

Compte tenu du poids de ce poste à Cannes, la facture de remplacement des fenêtres est le justificatif le plus rentable à retrouver. Elle date la pose et décrit le produit : nature du vitrage, matériau du dormant, présence d'une rupture de pont thermique.

S'y ajoutent les pièces classiques : facture d'isolation avec matériau et épaisseur, notice de constructeur, attestation de chantier subventionné, référence de la chaudière ou de la climatisation.

Presque tout se joue en copropriété

93,3 % des logements cannois diagnostiqués sont des appartements, l'une des plus fortes proportions de notre réseau.

Le syndic détient donc l'essentiel du dossier : procès-verbaux d'assemblée ayant voté un ravalement avec isolation ou un remplacement de menuiseries, carnet d'entretien, diagnostic technique global. Ces pièces valent pour tous les lots, et le sujet est développé sur la page DPE et copropriété.

Ce que le calendrier vise ici

4 700 logements cannois diagnostiqués sont classés E, F ou G, soit 12,7 % du parc. 366 se trouvent en G et ne peuvent plus faire l'objet d'un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025 ; 984 sont en F et basculeront en 2028 ; 3 350 en E et suivront en 2034.

Un contrat de location en cours se poursuit jusqu'à son renouvellement, comme le précise la page passoires thermiques.

Quand commander, à quel prix, et auprès de qui

Vendre ou louer l'impose, et la classe doit figurer dans l'annonce dès sa parution. Sur une maison individuelle ou un immeuble entier classé E, F ou G, un audit énergétique s'ajoute au dossier de vente.

Les tarifs sont libres et l'écart se creuse selon qu'on commande un diagnostic isolé ou tout le dossier d'un coup, point développé sur la page prix d'un DPE à Cannes. Trois conditions rendent le document valable, toutes vérifiables sur l'annuaire officiel du ministère : certification en cours de validité, indépendance vis-à-vis du vendeur et de l'agence, assurance professionnelle.

Le dossier azuréen au complet

Le diagnostic termites est obligatoire à la vente dans les Alpes-Maritimes et ne vaut que six mois, contre dix ans pour le DPE : une transaction qui s'étire peut le laisser expirer.

L'état des risques rassemble les aléas de la commune. S'y ajoutent le repérage amiante pour le bâti antérieur à juillet 1997 et le constat plomb pour les logements d'avant 1949. Un DPE établi depuis le 1er juillet 2021 vaut dix ans, il est opposable, et une erreur se conteste sur le descriptif avant de discuter la lettre. Le document rejoint ensuite le dossier pour vendre ou pour louer.

Questions fréquentes

Pourquoi les menuiseries cannoises sont-elles si mal notées ?

34,7 % des diagnostics les classent « insuffisantes », plus du double de la moyenne nationale de 15,2 %. La forte présence de résidences secondaires l'explique en grande partie : un logement occupé quelques semaines par an ne pousse pas son propriétaire à remplacer ses fenêtres, faute d'inconfort ressenti l'hiver.

Quel justificatif faut-il retrouver en priorité ?

La facture de remplacement des fenêtres. Compte tenu du poids de ce poste à Cannes, c'est le document le plus rentable : il date la pose et décrit le produit, nature du vitrage, matériau du dormant et présence éventuelle d'une rupture de pont thermique.

Comment un parc à l'enveloppe médiocre est-il bien classé ?

13,3 % des logements cannois sont en A ou B et 3,6 % seulement en F ou G. Le calcul corrige la consommation selon la zone climatique, et la saison de chauffe retenue sur le littoral azuréen est courte : une enveloppe médiocre y produit peu de déperditions comptabilisées.

Que représente un logement retiré de la location ?

Le loyer d'annonce observé atteint 22,80 € le mètre carré pour un appartement d'une à deux pièces, le niveau le plus élevé de nos relevés hors Île-de-France. Sur 40 m², cela fait environ 910 € par mois, soit près de 11 000 € par an.

Le bâti ancien cannois est-il mieux noté que l'après-guerre ?

Non, c'est l'inverse : 89,2 % de murs « insuffisants » sur les 5 870 logements d'avant 1948, contre 83,6 % sur les 16 344 de 1948-1974. Ce renversement ne s'observe ailleurs qu'en Alsace, et il s'accompagne ici d'une cohorte d'après-guerre représentant 44 % du parc.

Sources officielles

3 devis à comparer100% gratuitSans engagementRéponse sous 24hIntervention sous 48h
Devis gratuits

Comparez jusqu'à 3 devis de diagnostiqueurs à Cannes

Décrivez votre projet en 2 minutes : réponse sous 24 h, 100 % gratuit et sans engagement.

1Votre bien
2Votre sélection
3Vos coordonnées

Quel est votre projet ?

Sélectionnez votre situation pour démarrer

Choisissez une réponse pour continuer

Gratuit · Sans engagement